Pluie, quand tu nous tiens

dimanche 27 août 2006

Voici un poème bien trop connu de Paul Verlaine. Toute la fragilité de l’écriture verlainienne affleure les vers de ce bref poème, musique adressée aux coeurs qui souffrent et aux sons qui déraillent.

Le moine au bord de la mer, Caspar David Friedrich

Il pleure dans mon coeur
Comme il pleut sur la ville
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon coeur ?

O bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits !
Pour un coeur qui s’ennuie
O le chant de la pluie !

Il pleure sans raison
Dans ce coeur qui s’écoeure.
Quoi ! nulle trahison ? …
Ce deuil est sans raison.

C’est bien la pire peine
De ne savoir pourquoi
Sans amour et sans haine
Mon coeur a tant de peine !

« Ariettes oubliées », Romances sans paroles, Paul Verlaine

Dans ce texte, Verlaine livre a vec pudeur son paysage intérieur au lecteur, le faisant douloureusement coïncider avec un paysage qui souffre, celui d’une ville qui pleure. Toute la saveur des « Ariettes oubliées », entre fadeur et passion, douceur et amertume y est distillée.

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